mercredi 6 juin 2012

Romans

Jennifer Brown, -Hate List-.
Ed. Albin Michel. 02/2012. 391 p.
R.BRO/H

"C'est moi qui ai eu l'idée de la liste. Je n'ai jamais voulu que quelqu'un meure. Est-ce qu'un jour on me pardonnera ?" C'est ce que pense Valérie, effondrée après un drame inexplicable survenu au lycée. Son petit ami, Nick, a ouvert le feu dans la cafétéria, visant un à un tous les élèves de la liste. Cette fameuse liste qu'ils ont écrite pour s'amuser et où figurent ceux qui étaient odieux, lâches, méprisants dans l'établissement. Maintenant, ils sont blessés ou morts. Et Nick s'est suicidé, emportant son secret pour toujours. Mais Valérie elle, est toujours là, enfermée dans une bulle de questions sans réponses. Jusqu'au matin, où elle se lève et quitte sa chambre pour retourner au lycée...


Anna Moï, -Riz noir-.
Ed. Gallimard. 2006. 237 p.
R.MOI/R

Lors d'un voyage récent dans sa ville d'origine, Saigon devenue Ho Chi Minh-Ville, Anna Moï retrouva l'une de ses anciennes camarades de lycée, perdue de vue depuis quelque trente ans. Cette dernière lui confia l'histoire incroyable qu'elle vécut alors : fille d'un résistant communiste, elle fut arrêtée avec sa sœur alors qu'elles avaient à peine quinze et seize ans, D'abord incarcérées à Saigon, elles furent ensuite internées pendant vingt-deux mois dans le tristement célèbre bagne de Poulo Condor, où les prisonniers politiques comme elles étaient détenus dans les sinistres " cages à tigre ", étroits puits verticaux fermés où une grille tenait lieu de plafond.


Delphine De Vigan, -No et moi-.
Ed. Librairie générale française. 2009. 248 p.
R.VIG/N

Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d'amour, observe les gens, collectionne les mots, multiplie les exépriences domestiques et les théories fantaisistes. Jusqu'au jour où elle rencontre No, une jeune fille à peine plus âgée qu'elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigué, No dont la solitude et l'errance questionnent le monde. Pour la sauver, Lou sa lance alors dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Mais nul n'est à l'abri...


Akiyuki Nosaka, -La tombe des lucioles-.
Ed. Picquier. 1998. 139 p.
R.NOS/T

C'est l'histoire de Seita et de sa soeur Setsuko, rendus orphelins par les bombardements de Kobe en 1945. D'abord accueillis par une tante qui se montre cruelle, ils décident de s'enfuir et d'habiter dans une caverne, vivant du mince pécule que Seita était parvenu à réunir ainsi que de vols. Leurs journées sont occupées par l'entretien de leur logis, les baignades dans un lac proche et la recherche de nourriture. Setsuko et son frère vivent à travers leur imagination pour supporter leur quotidien incertain. Tous deux adoptent des lucioles, éclairant leur caverne et leur tenant compagnie.


Jon Krakauer, -Into the wild-.
Ed. Presses de la cité, 10/18. 2008. 284 p.
R.KRA/I

Toujours plus loin. Toujours plus au nord. toujours plus seul. Inspiré par ses lectures de Tolstoï et de Thoreau, Christopher McCandless a tout sacrifié à son idéal de pureté et de nature. En 1990, une fois son diplôme universitaire en poche, il offre ses économies à une association caritative et part, sans un adieu, vers son destin. Celui-ci s'achèvera tragiquement au coeur des forêts de l'Alaska...



Laurent Gaudé, -La mort du roi Tsongor-.
Ed. Librairie générale française. 01/2006. 219 p.
R.GAU/M

Dans une Antiquité imaginaire, le vieux Tsongor, roi de Massaba, souverain d'un immense empire, s'apprête à marier sa fille. Mais, au jour des fiançailles, un deuxième prétendant surgit. La guerre éclate : c'est Troie assiegée, c'est thèbes livré à la haine. Le monarque s'éteint ; son plus jeune fils s'en va parcourir le continent pour édifier sept tombeaux à l'image de ce que fut le vénéré - et aussi le haïssable - roi Tsongor.



Raymond Queneau, -Exercices de style-.
Ed. Gallimard. 2007. 220 p.
R.QUE/E

Ce livre singulier raconte 99 fois la même histoire, de 99 façons différentes. L'histoire elle-même tient en quelques mots. Le narrateur rencontre dans un bus un jeune homme au long cou, coiffé d'un chapeau orné d'une tresse tenant lieu de ruban. Ce jeune homme échange quelques mots assez vifs avec un autre voyageur, puis va s'asseoir à une place devenue libre. Un peu plus tard, le narrateur revoit ce jeune homme qui est alors en train de discuter avec un ami. Celui-ci lui conseille de faire remonter le bouton supérieur de son pardessus.


Philippe Claudel, -Le rapport de Brodeck-.
Ed. Librairie générale française. 2009. 374 p.
R.CLA/R

Brodeck est un revenant. Peu de temps après l’arrivée de l’envahisseur, les gens de son village l’avaient dénoncé à l’occupant, pour appartenance à un peuple « nuisible et inférieur ». Rescapé des ténèbres Brodeck aspire à un repos de l’âme. Mais le village en décide autrement. Car Brodeck dispose d’un talent, l’écriture. Brodeck est consciencieux à l’extrême, il ne veut rien cacher de ce qu’il a vu, il veut retrouver la vérité qu’il ne connait pas encore. Même si elle n’est pas bonne à entendre.


Georges Perec, -La vie mode d'emploi-.
Ed. Librairie générale française. 01/1980. 641 p.
R.PER/V

C'est dans les derniers mois de sa vie que le peintre Serge Valène conçut l'idée d'un tableau qui rassemblerait toute son expérience : tout ce que sa mémoire avait enregistré, toutes les sensations qui l'avaient parcouru, toutes ses rêveries, ses passions, ses haines viendraient s'y inscrire, somme d'éléments minuscules dont le total serait sa vie. Il représenterait l'immeuble parisien dans lequel il vivait depuis plus de cinquante-cinq ans. La façade en serait enlevée et l'on verrait en coupe toutes les pièces du devant, la cage de l'ascenceur, les escaliers, les portes palières. Et comme dans ces maisons de poupées dans lesquelles tout est reproduit en miniature, les carpettes, les gravures, les horloges, les bassinoires, il y aurait dans chaque pièce les gens qui y avaient vécu et les gens qui y vivaient encore et tous les détails de leur vie, leurs chats, leurs bouillottes, leur histoire.


Georges Perec, -Les choses-.
Presses Pocket. 2006. 157 p.
R.PER/C

Georges Perec nous raconte l'histoire d'un couple d'aujourd'hui, issu des classes moyennes, l'idée que ces jeunes se font du bonheur, les raisons pour lesquelles ce bonheur leur reste inaccessible - car il est lié aux choses que l'on acquiert, il est asservissement aux choses.





Emmanuel Carrère, -L'adversaire-.

Ed. Gallimard. 2001. 219 p.
R.CAR/A


Le 9 janvier 1993, Jean-Claude Romand a tué sa femme, ses enfants, ses parents, puis tenté, en vain, de se tuer lui-même. L'enquête a révélé qu'il n'était pas médecin comme il le prétendait et, chose plus difficile encore à croire, qu'il n'était rien d'autre. Il mentait depuis dix-huit ans, et ce mensonge ne recouvrait rien. Près d'être découvert, il a préféré supprimer ceux dont il ne pouvait supporter le regard. Il a été condamné à la réclusion à perpétuité.s tout est reproduit en miniature, les carpettes, les gravures, les horloges, les bassinoires, il y aurait dans chaque pièce les gens qui y avaient vécu et les gens qui y vivaient encore et tous les détails de leur vie, leurs chats, leurs bouillottes, leur histoire.

Kathryn Stockett, -La couleur des sentiments-.
Ed. Actes Sud. 2010. 525 p.
R.STO/C

En 1962, à Jackson, Mississipi, chez les Blancs, ce sont les Noires qui font le ménage et élèvent les enfants. Sans mot dire, sous peine de devoir prendre la porte. Est-ce le cas de Caroline, l’employée des Phelan, dont on n’a plus aucune nouvelle ? Mais franchement, qui s’en soucierait ? Ses amies, Minny et Aibileen, et surtout Skeeter, la propre fille des Phelan. La jeune étudiante blanche et les deux employées noires vont lier une alliance imprévisible pour « comprendre ».

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